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LE
CHANTIER : Aménagement d'un mégastore
et de bureaux
La
maîtrise d'uvre est confiée à
un cabinet d'architecture.
Le chantier a débuté en avril 2003 et
doit être livré en mars 2004, il s'étend
sur une surface utile de 2400 m² repartis en 6
niveaux de 400 m² environ.
Le projet consiste en la rénovation d'un bâtiment
en vue de l'installation de 4 niveaux commerciaux et
de 2 niveaux de bureaux.
Pour
commencer, il a fallu faire installer des échafaudages
tout autour du bâtiment ainsi que les baraquements
de vie commune.
Puis le chantier a débuté par la mise
en place de poteaux porteurs allant du sous-sol jusqu'au
6ème étage, pour cela il a fallu percer
les planchers. La deuxième grande étape
des travaux c'est fait de manière descendante
avec l'installation d'une bande périphérique
de 3 m de large à tous les niveaux afin de consolider
les façades en vue de la destruction de certains
planchers.
Puis c'est à nouveau par ascension que l'on procède
avec la construction du noyau central.
Dès la fin de la première phase, l'équipe
de charpentiers et de couvreurs s'est mis à la
réalisation de la charpente.
Viendra ensuite tout le travail de second uvre
réalisé par des plaquistes pour le cloisonnement
et les planchers, des plombiers, des électriciens
et des chauffagistes.
Ce
chantier est traditionnel, il ne présente pas
de spécificité particulière même
si l'on peut dire que tous travaux de rénovation
sont toujours une découverte car on ne sait jamais
ce que l'on va trouver au moment de la démolition.
Ici l'équipe de travail s'est trouver confrontée
à de grosses poutres en fer qu'elle a du découper,
cela fut laborieux.

LES
HOMMES
L'effectif
moyen Gros uvre est de 30 personnes à cela
s'ajoutent 50 personnes constituées d'électriciens,
de plombiers, de plaquistes, de chauffagistes et de
peintres.
Un pilote est présent sur le chantier afin de
gérer l'ensemble des corps d'état et ainsi
permettre en bonne coordination des tâches.
LA
SECURITE
Le
chantier ne présentant pas de spécificité
particulière, on y retrouve les règles
de sécurité traditionnelles qui consistent
au port obligatoire du casque et des chaussures de sécurité
et à la mise en place de protections collectives
(gardes corps et échafaudages).
Une réunion de sécurité est organisée
toutes les semaines et un secouriste est présent
en permanence sur le chantier.
INTERVIEW DE M Baldinho, chef de chantier de la
société de gros oeuvre rénovation.

Avez
vous rencontré des difficultés particulières
sur l'ouvrage ?
Aucune
pour le moment en ce qui concerne l'ouvrage lui même
mais notre local pour entreposer tous le matériel
a été cambriolé au début
du chantier.

Maintenant
pour plus de sécurité nous stockons tout
directement dans les bureaux car ceux-ci ferment à
clef, ce qui fait que même nos baraquements ressemblent
à des chantiers.
On retrouve une ambiance très chaleureuse sur
ce chantier, comment vous y prenez vous ?
C'est
rare, en ce qui me concerne, que je trouve une mauvaise
ambiance sur les chantiers que je réalise.
Pour que tout ce passe le mieux possible, il faut connaître
les gens avec qui l'on travaille que ce soit au niveau
de leur caractère mais aussi de leurs compétences
afin de constituer des équipes qui s'entendent
bien et qui travaillent le mieux possible ensemble.
Malgré cela il peut y avoir quelques frictions
mais cela est très vite arrangé et sans
incidence.
Depuis combien de temps travaillez-vous dans ce milieu
?
Depuis
maintenant 37 ans.
Et qu'est ce qui vous plait dans le bâtiment ?
J'ai
choisi ce milieu tout d'abord car il y a du travail,
c'est un monde qui recrute énormément
depuis très longtemps et où l'on est presque
sûr de toujours avoir du boulot.
De plus c'est une branche très intéressante,
surtout la rénovation, qui est plus complexe,
et on retrouve sur tous les chantiers une très
bonne ambiance, beaucoup de chaleur humaine et de relationnel.

Ce
qui est réellement dommage c'est le manque de
reconnaissance pour ce milieu et la mauvaise image qu'il
a dans l'esprit de beaucoup de gens.
Quelles sont les qualités requises, selon vous,
pour travailler dans ce milieu?
Il
faut être très courageux, motivé
et ambitieux sinon on peut être vite découragé.
C'est un milieu où l'on peut très vite
progresser mais il faut admettre de devoir commencer
en bas de l'échelle avec un salaire pas forcément
confortable, si l'on s'accroche et que l'on reste modeste
cette situation ne dure jamais très longtemps.
Avez-vous remarqué une évolution depuis
le début de votre carrière ?
J'ai
de merveilleux souvenirs des années 70 où
l'ambiance était encore meilleure qu'elle ne
l'est aujourd'hui.
On travaillait plus en temps mais on avait plus de délais
donc les travaux se faisaient sans stress et on faisait
beaucoup de fêtes entre nous. Aujourd'hui tout
est calculé pour un besoin de productivité
tout le temps augmenté ce qui fait que les planning
sont réduits, on travaille sous pression et je
pense que cela peut nuire à la qualité
du travail réalisé.
Avez-vous
des demandes atypiques de certains clients ?
Non
pas réellement atypique, il faut savoir adapter
les projets avec la réalité et il y a
souvent des modifications dans les travaux soit dès
le début soit en cours de chantier.
Il faut savoir être flexible et réactif.
Pourquoi n'y a t-il pas plus de jeunes ou de femmes
dans le milieu du bâtiment ?
Vous
ne verrez quasiment aucune femme dans le gros uvre
car cela demande une certaine force physique, il y en
a quelques unes dans des métiers tels que peintre
ou carreleur.
Sinon les femmes et les jeunes font faces à un
problème commun, les patrons ne veulent pas investir
pour eux. Pour une femme sur un chantier il faut des
locaux spécifiques et cela coûte cher,
quant aux jeunes, sachant les délais que l'on
a, on ne peut prendre le temps de les former sur le
terrain, si ils ne suivent pas le rythme dès
le début ils ont tendance à baisser les
bras car ne se sentent pas intégrés.
Je pense qu'il faut revoir l'organisation des chantiers
et faire progresser la mentalité de certaines
personnes car ces gens on vraiment leur place dans ce
milieu si l'on veut bien faire un effort.
Quel est votre objectif pour 2004 ?
Surtout
la santé, c'est le plus important et que le travail
continu aussi bien que depuis des années. Si
ces deux chose vont bien tout le reste suit naturellement.
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