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Interview Armand Paeile, Economiste de la Construction

Interview Paroles de salarié du BTP

Armand Paeile, Economiste de la Construction



« Depuis quelques années, l'image du BTP évolue. »

Pouvez-vous vous présenter ?

Sorti d'une classe de 5ème où je ne me sentais pas, et ne tenais pas, à ma place ; ainsi que pour fuir un environnement où j'attrapais plus facilement des brûlures d'estomac que des bonnes notes, j'ai intégré un lycée technique pour suivre une formation d'Ebéniste.

Au bout de huit ans d'expérience professionnelle, j'ai tenté l'aventure de la création d'entreprise et ai créé ma propre ébénisterie. Mal préparé et non formé pour assumer cette charge, trop jeune et démuni d'une trésorerie adaptée, j'ai rapidement été confronté aux problèmes posés par la gestion des impayés et ai gouté, trois années plus tard, aux affres du dépôt de bilan.

S'en est suivi un parcours d'une dizaine d'années en marge des filières traditionnelles de l'emploi. Un concours de circonstance m'a fait devenir, sous statut d'homme toutes mains, un employé, via SCI, d'un réseau de particuliers.

En charge de diverses rénovations de bâtiments anciens et de châteaux, j'ai évolué professionnellement, de l'agencement vers le bâtiment, du travail de mes mains à l'encadrement et de la gestion d'opération. Cette expérience m'a permis d'acquérir aux grés des diverses rencontres faites (parmi lesquelles figure un bon nombre de compagnons du devoir) lors de ce parcours, un bagage technique, TCE conséquent.

En 2001, j'ai été confronté au même problème mais vis-à-vis de mes propres enfants, mes 3 garçons, qui, par leur potentialité d'enfants précoces, avaient une personnalité ascolaire, et je suis leur parcours avec attention.

Fort de cette information, j'ai souhaité connaitre, non pas mon QI, là n'est pas l'importance, le passé est le passé, mais savoir si ces similitudes n'étaient que coïncidences ou l'explication de mon ancien mal-être scolaire. Afin d'éclaircir ce mystère je me suis rapproché d'une psychologue AFPA qui m'a fait passer des tests d'aptitudes. Verdict : capacité pour un niveau 3 voir 2 oui, niveau non !

Par souci d'obtenir une reconnaissance de la valeur de mes acquis, je ne disposais alors que d'un CAP d'Ebéniste, j'ai envisagé de reprendre des études.

Pour cela une première étape était à franchir : régler le problème du verdict, capacité oui, niveau non. J'ai donc entrepris de suivre des cours par correspondance pour me mettre à niveau. Par la suite, au vue des résultats obtenus, je me suis inscrit à une préparatoire sectorielle, via l'AFPA du Mans.

A la fin de cette préparatoire, admis à prétendre à une formation de niveau 3, BTS, je me suis orienté vers une formation locale, un BT de métreur TCE de niveau 4, les deux formations de niveau 3, qui étaient susceptibles de m'intéresser étant dispensées, l'une à Colmar, l'autre à Toulouse.

De retour dans le monde du travail, fort de mes acquis professionnels passés, j'ai apporté dans mes études des solutions techniques ainsi qu'un réalisme au niveau de mes valorisations, ces dernières étant proches des résultats finaux.

Par la suite, ayant évolué professionnellement, je suis devenu économiste de niveau 3 et me suis vu confier des dossiers certes difficiles, mais intéressants (1er expo temporaire du Musée du Quai Branly, Nespresso Champs Elysées'). Mon emploi, au vu des rapports de respect mutuel que j'entretiens, tant avec les entreprises qu'avec leurs ouvriers et chefs d'équipes tant à faire bifurquer mon rôle vers une fonction de pilote économiste.


Avez-vous une idée pour valoriser le secteur du BTP et faire que les futures générations y trouvent une passion ?

Certes depuis quelques années, l'image du BTP évolue, la proportion sur les chantiers de man??uvres sous qualifiés par rapport aux ouvriers qualifiés diminuant, cela en raison de l'augmentation de la technicité des métiers du BTP, fait que l'image des ouvriers du bâtiment change dans l'esprit populaire.

Cette image, où l'ouvrier du bâtiment était issu d'une filière vers lequel on dirigeait un bon nombre d'élèves en échec scolaire et où la profession n'offrait comme seul horizon, qu'une retraite dans un corps usé, et pour les plus sérieux, et cela après de longues années, au niveau évolution, une qualification d'ouvrier hautement qualifié, voire, un poste d'encadrement d'une petite équipe, s'estompe.

Pour qu'il y ait une plus forte valorisation du secteur, il faut que les jeunes soient mieux informés mais surtout que dans la conscience collective, l'image de ce secteur évolue.

Pour cela, il faut que la profession communique sur la diminution de la pénibilité du travail et favorise plus encore des possibilités de formations internes. S'il est possible d'évoluer et ainsi obtenir une augmentation de ses revenus par son implication, je pense que l'on pourra séduire encore plus de jeunesse.


Selon vous, quelles sont les qualités principales qu'il faut avoir pour travailler dans le secteur du BTP ?

Pour les ouvriers, la qualité principale, bien qu'une bonne résistance physique aux éléments soit nécessaire est le sens de l'observation et surtout la passion pour ce que l'on fait et donc avoir une envie d'évoluer.


Comment voyez-vous évoluer votre carrière ?

Je souhaite évoluer vers un poste où je serais plus en clin d'assumer des responsabilités plus importantes.

Les opérations de prestiges que j'ai pu avoir à assumer ces dernières années mon permis d'acquérir de plus en plus d'autonomie et de connaissances, je souhaite donc un poste qui me permette d'obtenir encore plus d'autonomie et se recentre vers mon secteur d'activité préféré, la restructuration et rénovation.


Maintenant que vous avez évolué et acquis plus d'expérience, songeriez-vous à recréer votre propre société ?

Recréer ma propre entreprise, non, je ne le referai certainement pas.

Créer sa propre entreprise comporte trop de risques. La gestion des retards de règlement, ou pire, des impayés, est le principal élément qui me rebute. Traiter avec un client est source de trop d'inconnues au niveau garantie de règlement.

Aux niveaux des banques, soit vous disposez d'un répondant suffisant, ce qui vous conduit inévitablement un jour ou l'autre à le mettre en garantie, soit vous n'en disposez pas et elles vous lâchent.

Le système fait que, en raison de délais de procédure trop longs, lors d'un litige de règlement, l'entrepreneur, même non fautif, se retrouve toujours à assumer ces difficultés, les mauvais payeurs par contre ont eux beaucoup moins de soucis, le temps joue souvent pour eux.

Grâce à la constitution d'un patrimoine immobilier, via des SCI, je peux faire évoluer mes revenus en limitant en grosses parties les risques, je ne suis donc pas prêt à risquer le fruit de ce travail et compte plus sur une augmentation de mes revenus salariaux, via formations et engagements auprès d'un employeur.

Par contre m'associer avec des partenaires aux connaissances complémentaires en vue de la reprise d'une entreprise saine, reconnue pour sa technicité particulière, pourquoi pas si l'occasion se présente.

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